Marathonien = runner ultra-boosté ?

160 kms parcourus en Janvier, 195 en Février! 250 en Mars?!
Lorsqu’on prépare un Marathon, compter les kilomètres ne sert en soi, pas à grand chose, puisque quoi qu’il arrive, on doit « en bouffer! »
Mais cela sert à se rassurer, se motiver, se dire qu’on est sur la bonne voie pour franchir la ligne d’arrivée le Jour J.
« Courir un marathon… » Ses 3 mots raisonnent régulièrement dans ma tête.

Une aventure avec un grand « A »!
Jeune sportive bien dans ses baskets, préférant le port du maillot et des lunettes de piscine à celui du collant et de la brassière, rien (surtout pas l’envie) ne me prédestinait à franchir un jour, le cap des 42,195 kms.
Au risque de me répéter, courir n’était pas ma tasse de thé.
Nageuse amoureuse de l’eau, la course à pied s’est ré-installée dans ma vie, à Paris. L’occasion facile de pouvoir faire du sport plus régulièrement… et gratuitement. J’y ai pris goût, malgré la pollution et le manque d’espaces verts, les feux rouges et les automobilistes.
Et aujourd’hui, mon entourage vous dirait que le running et moi, c’est une belle histoire d’amour. Une histoire qui ne m’empêche pas de continuer à nager
(même si au contraire du running, nager à Paris est devenu bien compliqué), une histoire qui me motive c’est vrai, un peu plus chaque jour.
Une histoire qui m’a permis d’atteindre, il y a 3 ans, un de mes objectifs sportifs et qui me permet de renouveler l’expérience en 2015!

 
42,195km de…
– De Plaisir? Non, soyons honnêtes! A partir des 30kms une certaine lassitude peut apparaître et certaines douleurs (plus ou moins vives) peuvent venir titiller notre corps sur les derniers kms à parcourir.
– De souffrance? Non plus! Un (futur) marathonien n’est pas une personne malade (enfin pas autant) au point d’aimer se faire mal pendant plus de 40 kms…
– D’inconscience? Oui, si vous vous lancez ce défi 1 mois avant, sans réelle préparation physique. Il s’agit même de stupidité. Non, courir un marathon ne révèle pas de l’inconscience si vous vous êtes préparés, que vous avez couru plusieurs centaines de km pour y arriver, que vous avez préféré faire des séances de fractionné sous la pluie plutôt que d’aller au cinéma… Un Marathon ça se prépare.
– De découverte? En partie. Courir un marathon c’est permettre de découvrir ses limites. C’est apprendre à connaître notre corps. En fin de marathon, on ne félicite pas uniquement notre personne, mais notre corps. Celui qui nous a permis d’y arriver, qui nous a aidé à aller au bout !

 
5 raisons de courir un marathon!
– aimer courir : il faut quand même l’admettre, pour parcourir 42 kms en courant, il faut aimer ce sport. Un minimum !
– se fixer un objectif : comme toute activité, le faire pour le plaisir c’est bien, se lancer des défis c’est mieux. Cela nous permet de progresser, d’aller au fond des choses, et de ne pas tomber dans la monotonie.
– repousser ses limites : tester ses limites est une des forces motrices des sportifs. Une belle source de motivation pour aller toujours plus loin.
– une expérience unique : courir pendant 42,195kms entouré(e) de milliers de personnes qui partage votre passion/plaisir/souffrance, être encouragé(e) par ses proches et/ou des inconnus, je vous l’assure, ça n’a pas de prix ! C’est stimulant, une sensation unique que je n’éprouve que lors de compétitions (natation/triathlon/course à pied),
– pouvoir dire : « Je suis un(e) Marathonien(ne) ». Une belle fierté personnelle ! Le reconnaître c’est aussi bon pour le mental.
A chaque (futur) marathonien de vous donner ses raison(s) !

Merci à datta pour la photo
Merci à datta pour la photo

 
Une expérience incomparable!
Chaque marathon est unique :
– pour les paysages que l’on découvre sur le parcours (ville, forêt, mer, montagne…). On peut connaître Paris par coeur (pour ne prendre que cet exemple) et pourtant redécouvrir la ville. Une ville qui nous est réservée ce jour là !
– pour le ressenti propre à chacun : on ne vit pas son premier marathon comme on a vécu son 2nd ou son 5ème. Et on ne vit pas non plus son marathon comme son ami(e), son frère ou Haile Gebreselassie.
– pour la satisfaction personnelle qu’il nous apporte : être allé au bout de son projet personnel et sportif, avoir aidé une association, avoir réussi ce défi lancé entre potes.
– pour avoir repoussé ses limites physiques et mentales. Et ça c’est déjà beaucoup !
 
« Si tu veux courir, cours un kilomètre. Si tu veux changer ta vie, cours un marathon.» Emil Zátopek.

Départ du Marathon de Paris - Avril 2012
Départ du Marathon de Paris – Avril 2012

Un marathon reste et restera une grande expérience !
Rdv dans un peu plus de 38 jours pour renouveler ce beau projet sportif.
J’ai hâte… Et mes baskets aussi!

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